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Le musée imaginaire du Mocassin J.M. Weston

JUILLET 2026

80 années que le Mocassin 180 de J.M. Weston dicte les pas, ralentit la marche du temps.
En 1946, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors que les restrictions s’imposent et que les matières premières se font rares, J.M. Weston radicalise le Mohican, un modèle de chaussure apparu en 1933 dans ses collections. Il lui donne une forme plus ronde, sans artifice aucun. Appelé Pantoufle pour son enfilage facile, puis Mocassin 180 en raison des 180 prises en main que sa conception suppose, le mocassin entre alors dans son dessin moderne.

Cette rationalisation des formes et des aspects de sa réalisation, gage d’intemporalité, ne sera plus sujette à une modification tout au long des XXe et XXIe siècles.
Aujourd’hui encore, huit décennies après sa naissance, indépendamment des cuirs, des couleurs unies ou associées, le Mocassin 180 est le plus intemporel des classiques de J.M. Weston.

Pour célébrer ce noble anniversaire, J.M. Weston est parti sur la route de ses ancêtres qui ont précédé sa naissance et l’ont favorisée.
Depuis que Jacques Cartier, navigateur, en fit la découverte aux pieds des Indiens algonquins en 1542, « maquissin », dans sa consonance francisée veut dire « chaussure à semelles souples ».

Plusieurs siècles plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les Quakers d’Angleterre qui relancent ce type de chaussure sans entrave, réduite à l’essentiel.

Dans les années 1930, une chaussure inspirée librement de celles des pêcheurs norvégiens rivalise sur le même terrain d’usage et de style. À l’origine du style preppy, nommée aussi Weejun, elle se propose comme un mocassin de détente.
Adopté bientôt par l’homme élégant et les stations balnéaires à la mode, ce mocassin devient, dans les années 1950, un modèle de référence pour les étudiants américains qui, dans le style Ivy copient l’uniforme des universités anglaises de Cambridge et d’Oxford. 

Cette génération trouve dans le caractère informel des apparences un sujet pour combattre les conventions que le costume masculin cumule.

Le Penny loafer est son socle par excellence. En short et tee-shirt, en chino et chemise d’été, en blazer et cravate club, il accompagne les garde-robes avec flexibilité et jeunesse.

Au moment même où, en 1946, Jean Prouvé crée sa chaise Bridge, Noguchi sa Coffee Table, Charles & Ray Eames leur fauteuil DCW, J.M. Weston rationalise le plus jeune de ses modèles. Dans une absence de fioritures revendiquée, le fondateur E. Blanchard cristallise une histoire longue de plusieurs siècles, riche d’une géographie diverse et donne la version définitive du mocassin.

D’un radicalisme moderne, le Mocassin 180 voit le jour et emprunte depuis huit décennies les mêmes gestes qui gouvernent sa fabrication, les mêmes pas que dirigent les chemins…

 

CHAPITRE 1

LES ORIGINES DU MOCASSIN

À l’origine, le mocassin est en peau de bison, de mouflon, de cerf ou d’élan. Il est caractérisé par une semelle mince remontant sur les côtés du pied et se raccordant au plateau par une couture ou une lanière couvrant le dessus du pied. Ce type de chaussure était appelé « Maquissins » dans la langue des Indiens algonquins et signifie chaussure à semelle souple ».

Les plus anciens mocassins, trouvés à la faveur de fouilles archéologiques, datent de 1 500 ans.

Le mocassin 180, tel que J.M. Weston l’invente en 1946, a retenu de ses illustres ancêtres, un enfilage facile, un plateau dépourvu de lacets et une économie stylistique radicale. Seule la semelle s’en différencie, pour un usage urbain.

Le célèbre cousu Goodyear le distingue très tôt et lui assure une grande durabilité. Il est possible pour tout un chacun de le faire réparer ou ressemeler, dans la mesure du possible, au sein des ateliers de la manufacture J.M. Weston de Limoges.

 

CHAPITRE 2

MOCASSIN ET MOBILITÉ

1946, date officielle de la création du mocassin 180, voit également paraître le premier numéro du journal l’Équipe. C’est aussi l’année de création de la Renault 4 CV et de la Vespa. Avec ses nouveaux outils de communication et de déplacement, le mocassin 180 partage le goût de la mobilité qui va illustrer la seconde partie du XXe siècle.

 

CHAPITRE 3

UNE CONCEPTION IDENTITAIRE

D’un patronage relativement simple et réduit à l’essentiel, le mocassin doit son nom aux 180 prises en main qu’il nécessite pour sa réalisation. Dans des cuirs noirs comme l’encre, bleus comme les émaux de Limoges, ou plus récemment en toile de jeans, le mocassin 180 a su imposer un design hors du temps, qui satisfait hommes et femmes depuis huit décennies.

 

CHAPITRE 4

COLLABORATIONS

Depuis sa création en 1946, le mocassin a accompagné fidèlement les événements du XXe et du XXIe siècle. À la faveur des engouements, il s’est plu à épouser des allures différentes, notamment à travers différentes collaborations artistiques.
Ainsi, toutes les couleurs de cuir sontelles abordées.

 

CHAPITRE 5

PERSONNALISATION

Dans le territoire qui sépare les modes éphémères des classiques éternels, le mocassin 180 a fait un noble chemin. Dépourvu de modifications depuis 80 ans, il épouse parfois les singularités d’une teinte ou d’une peau pour divertir les garde-robes et les vestiaires.

 

CHAPITRE 6

ÉLÉGANCE MASCULINE

Dans les années 50, le mocassin est attaché à l’esthétique étudiante des universités américaines et anglaises. Il dialogue avec la mode Preppy, dans laquelle se retrouvent Paul Newman ou Steve McQueen. Ce penny loafer, tel qu’on le nomme outre-Atlantique, est devenu une référence. Le mocassin 180, de fabrication française lui, séduit une génération de minets dans les années 60, d’existentialistes de Saint-Germain, de BCBG dans les années 80 et de nouveaux dandys de l’époque contemporaine.

 

CHAPITRE 7

UN MODÈLE CHER AUX ARTISTES

En scène comme à la ville, le mocassin 180 séduit artistes et auteurs. Dans les collections des archives J.M. Weston, on compte ainsi les modèles qui ont appartenu à des personnalités notoires, comme ceux d’anonymes, qui par affection pour les routes empruntées, les ont déposés un jour pour les conserver. Personnages, caractères, décennies : invariablement, le mocassin 180 chausse les pas avec affirmation de style.

 

CHAPITRE 8

LE MOCASSIN POUR FEMME

Première chaussure à épouser indifféremment les genres, sans modification pour autant, le mocassin 180 a su séduire également les garde-robes des femmes. Elles apprécient ce classique urbain qui se marie avec toutes les formes vestimentaires et précise, comme un point à la ligne, une allure indémodable.

 

Découvrir la collection de Mocassin 180

 

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